Je dépense donc je suis

Quand j’étais plus jeune, c’était inévitable. J’avais besoin de dépenser et d’acheter pour combler mon manque de confiance en moi. J’avais besoin d’acheter pour être.

Je dépense donc je suis. C’était logique.

J’avais envie d’acheter une telle marque pour faire partie d’un tel groupe. Je voulais avoir tel objet pour montrer mon pouvoir d’achat (enfin, surtout celui de mes parents). J’avais tout ce genre de besoins qui n’existent pas vraiment, mais qui, une fois qu’ils étaient comblés, rassuraient un stress à l’intérieur de moi.

Dépenser créait mon identité d’adolescente encore trop peu sure d’elle-même.

Et acheter (certaines marques bien précises) me donnait l’illusion de faire partie d’un groupe, tout du moins, d’une catégorie de gens.

J’étais une marque. J’étais une carte de banque. J’étais finalement une femme-sandwich qui représentait une marque gratuitement… (alors qu’il y a des gens qui se font payer très cher pour ça !).  

Mais est-ce que je dois me blâmer pour cela ? Je ne crois pas. En réalité, c’est notre société qu’il faut blâmer. Parce que c’est ELLE qui, à coup de matraquage publicitaire, nous fait croire que nous devons consommer.

À nous d’être vigilants et de garder l’esprit critique. Parce que la pub… elle est partout : radio, télé, dans la rue… Et maintenant, depuis peu, à Bruxelles, ils ont changé les publicités papiers pour des publicités vidéo… c’est encore plus “hypnotisant”.

Je n’ai plus besoin du regard des autres pour avoir confiance en moi. Je suis sereine face aux moqueries gentilles de mes voisins qui ne comprennent pas trop pourquoi je possède une aussi vieille voiture (et non, je n’ai pas de voiture de société, moi). Je n’ai pas honte d’acheter mes fringues en seconde main. Je ne suis pas gênée de récupérer de vieux meubles pour me meubler. Je n’ai même plus honte de dire que je fais un budget et que j’essaie d’économiser… (et de me faire traiter de radine).

J’ai grandi et j’ai découvert le prix à payer à notre humanité qui veut se pavaner de marques et d’objets achetés à crédit.

La société m’a montré qu’il fallait avoir beaucoup de zéros sur son compte bancaire pour être une personne respectable. Grâce à mon esprit critique, j’ai découvert que c’était trop rarement — malheureusement — le cas.

Dorénavant, je ne consomme (presque) plus et je SUIS enfin. Je suis les objets récupérés, je suis les fringues démodées et personnalisées, je suis les choix que je fais de façon consciente. Je ne suis plus les choix que la société nous impose.

Et si toi aussi tu essayais d’arrêter de consommer et d’être influencé par ta télé pour (enfin) découvrir ta vraie personnalité ? 


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Et rejoins toute la communauté des filles qui cherchent à dompter leur porte-monnaie pour des choses qui compte vraiment sur notre groupe d’entraide budgétaire !

 

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2 thoughts on “Je dépense donc je suis

  1. Marina

    Faire notre budget, nous y tenir coûte que coûte, ça n’a pas été tous les jours faciles. Je t’avoue qu’il y avait même des semaines où j’en pleurais après avoir fait les comptes (« mais je VEUX un foutu jean neuf bordel ! »).
    Et puis, on fini par se détacher de cette consommation effrénée pour exister, et sans pour autant devenir minimalisme, je réfléchi quasi tous mes achats.
    Les deux changements principaux :
    – à réfléchir mes achats, je sais exactement ce qui me fait plaisir. Je n’achète quasi plus par impulsion, la dernière fois, j’ai mis 3 jours à me décider. Pour une paire de talons aiguilles San Marina (mes préciiiiiieux ^^). A 90€. Aouch. Jamais mis ce budget dans des chaussures. Et pourtant, même si elles n’ont qu’un mois, c’est un vrai bonheur de les porter, car je sais que c’est exceptionnel
    – je sais où est mon bonheur ! A tenir mon carnet de gratitude (avec plus ou moins de régularité) depuis 4 ans, à travailler sur moi, je peux te dire que je kiffe ma vie à chaque instant. Même si je n’ai pas la BMW de mes rêves. Même si ma maison ne fait « que » 80m² (nous avons notre toît, et il est à notre goût). Parce que le bonheur, ça n’est pas dans la consommation qui vous nous faire croire que nous pourrions être heureux. Le bonheur, c’est de connaître ses valeurs, de savoir ce qui nous épanouit, et pour ma part, le bonheur c’est l’amour qui circule au sein de notre famille, au sein de ma vie. POur ce bonheur, pas de mesure, juste l’abondance

  2. Rox Post author

    Bonjour Marina !
    Merci pour ta visite et ton retour si personnel.
    Pour le journal de gratitude, as-tu vu mon autre article sur ce sujet? 🙂
    Il n’y a rien de mieux que de cultiver la gratitude quotidiennement. La vie est plus douce, plus belle… plus relative. Le simple fait d’être vivant, en bonne santé et ressortissant européen devrait suffire à nous rendre heureux mais notre société capitaliste engendre chez nous des besoins fictifs qui nous rendent si malheureux si nous ne pouvons pas les obtenir. La gratitude permet de remettre en perspective… Et de toute façon, l’abondance est là, à qui sait demander (et ouvrir les bras :-)).
    A très vite,
    Roxane

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