Le travail c’est la santé? Quand le burn out s’invite à ma porte

Après 3 ans de boulot à temps plein, j’ai perdu pied.

Tout était de trop, tout m’étouffait, tout allait trop vite.

J’ai eu besoin de vider mes placards, vider ce surplus d’avoir à travers lequel je n’arrivais plus à voir. J’ai eu besoin – c’était vital – de ralentir la cadence, de ne plus avoir autant de tâches à clôturer sur ma liste, autant de tâches après lesquelles je courrais et qui, je le croyais donnais du sens à ma vie. Je ne supportais plus la succession infinie des événements qui, comme un tourbillon, m’emportaient dans une spirale infernale.

J’étais comme un hamster qui court sur sa petite roue de plastique et qui ne peut plus s’arrêter.

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L’adrénaline est là, si je m’arrête… je craque. Inconsciemment, je le savais. Alors je bourrais ma vie au maximum. Achats compulsifs d’objets matériels non utiles. Prise de poids excessifs par manque de sport et goinfrage automatique. Manque de sommeil de plus en plus grand, appelant le sucre et les mauvaises habitudes alimentaire. Zapping à la télé… enfin, sur Youtube, parce que j’ai pas de TV…

J’étais un robot épuisé assise devant des films qui ne volaient pas plus haut que le QI d’un poisson rouge. Je les enchaînais le weekend et bien souvent en semaine, après le boulot … Avec l’impression de me vider la tête.

Et quand le hamster que j’étais trouvais un moyen de s’arrêter, il tombait en léthargie la plus totale. Avachie dans mon lit, sans plus de goût à rien… Incapable de lire un livre, incapable d’écouter de la musique, incapable d’être attentive…

Jamais je ne me suis autant menti à moi-même… C’était la vie que je devais avoir puisqu’elle était comme tout le monde. Enfin, je n’étais plus si différente des autres…

Je luttais contre mes émotions, burnouttou en tout cas, je les refoulais tout au fond de moi. Mais un jour la coupe était pleine… Et je ne pouvais plus les cacher. La moindre petite contrariété, la moindre petite parole me rendait vulnérable et émotionnée.

 

 

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Putain, ça me fait mal de voir l’état de cette femme… J’étais comme elle pendant des mois..

 

Cette vie que j’ai vécue pendant 3 ans, dans le moule que notre société nous impose… (enfin, elle le propose et nous y fonçons pour faire comme tout le monde, c’est plus rassurant) était d’une violence inouïe…

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Etre obligée de se lever chaque matin avant même que notre corps soit prêt, qu’il a encore besoin de sommeil, obliger son corps à se réveiller, à sortir dans le froid et sous la pluie, courir pour attraper le métro, le tram. S’enfoncer dans celui-ci en poussant les gens car nous avons peur d’arriver en retard… le stress du matin, le stress que son réveil ne sonne pas, le stresse de ne pas arriver à l’heure à son rdv ou arriver beaucoup trop tôt. Perdre des heures dans les transports publics ou les embouteillages parce qu’on n’a pas eu la chance de trouver un job plus près. Passer des heures et des heures assis devant un ordinateur, manger en vitesse son repas de midi, parler au téléphone à sa famille parce qu’on a pas le temps de les voir le soir, après les 8 heures de boulot, les deux heures de transports, la journée ne fait que commencer pour achever les to do de sa vie…

Est-ce ça la vie ?

Je pensais être sur-humaine et être capable de gérer tout ça : un boulot, les trajets, et ma vie. Je n’ai écouté personne et surtout pas ma mère qui me disait de réduire la cadence, de ne pas foncer à 110 % mais plutôt à 80%. Ne pas être trop perfectionniste et privilégier les ballades en forêts.

Je suis responsable de cette situation, et il n’y a que moi qui peut aujourd’hui changer tout ça. Je ne veux pas être de ces gens qui se plaignent de leur travail, de leur vie, de leur quotidien sans rien faire. Je suis jeune, mon futur est devant moi, j’ai du temps pour vivre mes rêves, pour atteindre la liberté dont je rêve. Et tant pis si cela ne colle pas avec le moule. Je le savais que je n’étais pas faite pour ça… D’ailleurs, qui l’est vraiment ? Sincèrement ?

Et maintenant ?

Le philosophe Thucydides a dit un jour que

« Le secret du bonheur c’est la liberté et le secret de la liberté c’est le courage ».

Tout reste à construire…  Mon grand rêve est de devenir indépendante financièrement pour pouvoir financer de l’immobilier, avoir des revenus « passifs », me lancer dans l’entreprenariat et réaliser mon rêve le plus cher… Voyager en CDI ! Il me faut juste un peu de courage.

Souhaitez – moi bonne chance !

Et vous, est-ce que vous avez déjà connu ce genre de moment où tout semble insurmontable, où vous perdez pieds…? 

 

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